“Quand le Baiser embrasse l’Amour…”
Maintenant que nos Aimants vertueux comprennent et s’exercent au Toucher déli’Cieux, nous sommes à même de continuer de nous élever encore – alors que pour autant nous sommes bien dans le physique – pour visiter l’univers du Baiser, avec Poésie & Amour.
Nous sommes bien au fait que de nos jours, cet univers es’kissé entre nos lignes aussi rosées qu’osées, existe peu, voire pas, et que chacun aura sitôt embrassé l’autre avant même de commencer à le connaître vraiment !
Ainsi en est-il des résolutions des Amoureux de Poésie : tout vivre à l’endroit, car l’envers… c’est l’enfer !
Tout d’abord, arrêtons-nous sur notre vocabulaire moderne.
Il est étonnant de constater que nous utilisons le verbe embrasser pour signifier échanger ou donner un baiser… étrange non ? Est-ce que nous donnons un baiser avec nos bras ? – Que nenni, nous répondrez-vous, à l’évidence…
En effet, embrasser définit l’action d’ouvrir nos bras et d’y accueillir ce que nous choisissons qui y soit accueilli : il peut s’agir d’un être, comme d’un arbre, un animal ou le vent du littoral ! Il contient une notion d’englober en notre sein, et ce, d’ailleurs, même au-delà de nos bras physiques, car nous pouvons aussi embrasser dans notre conscience toute l’humanité, la Terre, ou encore un projet ou des concepts ou des univers entiers…
Embrasser est largesse, ouverture avenante, accueil, inclusion proche du sein, tendresse, enveloppe consolatrice…
Et, pour autant, de nos jours, nous utilisons ce verbe pour marquer l’action de nos lèvres épousant un autre sujet ou objet… Y aurait-il un lien entre embrasser et donner un baiser ? Pas forcément, mais ceci mérite d’être visité…
Si nous embrassons des épis de blé dans un champ, nous n’aurons pas d’emblée à l’esprit de les toucher chacun de nos lèvres ! De même, si un collègue nous accueille en ses bras pour nous remercier d’un service rendu, en somme il nous embrasse, nous n’allons pas forcément l’auréoler d’un baiser !
De toute évidence, le mieux serait d’employer le verbe baiser et non embrasser ; d’ailleurs, nous l’employons encore parfois, c’est donc qu’il existe, et ce n’est pas sans raison ! Par exemple, si nous disons il a baisé mon front, c’est très précis, sans équivoque, l’image est claire comme du cristal ; en revanche, si nous disons il a embrassé mon front, c’est plus flou, c’est à se demander si tout le front fut embrassé, et finalement avec quoi, les bras ou les lèvres, ou n’était-ce que de son regard, ou avec sa conscience ?
Aujourd’hui, malheureusement – mais l’humour existe, saluons-le à notre pas sage – nous ne pourrions plus dire j’aimerais te baiser, sans nous mettre dans une situation relationnelle périlleuse… Et voilà où nous en sommes ! Les Français, dans leur pire, ont réussi à transmettre dans l’utilisation d’un verbe aussi magnifique que le verbe baiser, toute la laideur qu’ils vivent, soit sous la ceinture, soit dans leurs vices de manipulations ou trahisons si communes. C’est bien le verbe baiser qui est utilisé ! Le Cœur et l’Esprit de tout être humain devraient en être scandalisés.
Eh oui… regardons ce que devient dans notre langage ce verbe-même qui désigne et chérit en sa force toute la noblesse, la beauté, la sagesse, l’innocence, la joie, l’Amour qu’il nous est permis d’expérimenter vis-à-vis d’un autre être… Osons voir ce que nous en avons fait, à quel niveau du caniveau nous l’avons abandonné…
Encore une fois, tout comme nous l’évoquions dans notre précédent article au sujet du Toucher déli’Cieux, il nous faudrait bien toute une armée vertueuse d’Amoureux de Poésie et du Verbe pour remettre à l’endroit tout ce que l’être humain moderne – en s’oubliant – a démis et mis à l’envers ! Le langage est très, très important, et son évolution aussi ! Donnons-lui bon soin, car il nous modèle…
Donner un baiser a depuis de nombreux siècles plusieurs connotations avérées, sans tabou ou mauvaise déviance (sauf dans quelques peuples où il n’a pas cours pour des questions d’hygiène, de croyances, etc.) : appartenance à une communauté, reconnaissance, respect, révérence, amitié, filiation, engagement, amour…
Bien entendu, tous les pays et leurs cultures ont leurs différences, mais le baiser, et ce, avant notre époque profano-sensuello-matérialiste, avait sa raison sage d’être donné, et ce autant envers des individus de même sexe que de sexe opposé. Nombreux sont les Chevaliers qui se sont baisé la bouche entre hommes, par honneur, reconnaissance et ferveur envers leur idéal de servir Dieu, et ce, sans connotation basse, contrairement à ce que certains esprits salaces se régalent à interpréter vicieusement de nos jours !
En ce sens, nous avançons que le baiser, dans sa vérité, embrasse une raison d’être.
Dans un baiser, peut être lue et reçue la vraie volonté de l’autre, selon la manière dont il est donné.
Du baise-main, en passant par le baiser sur le front, sur la joue, jusqu’au baiser sur la bouche, et autres baisers encore… ils impliquent de notre part une raison unique d’aimer celui ou celle à qui nous le donnons, de telle ou telle manière.
Tout baiser est unique. Tout baiser est magique.
Nous dirons qu’un baiser est un sceau d’Amour conscient.
En conséquence, nous ne pouvons donner un baiser sans conscience, sinon ce n’en est pas un… En ce cas, c’est une habitude voire une obligation, une coutume, une mode, un désir ou une pulsion, auxquels nous prêtons nos lèvres, ni plus ni moins… Et lui donner le nom de baiser désacralise ce dernier et le ternit de mensonge.
Sans conscience, l’Amour ne peut pas être présent, or le baiser scelle notre vœu d’Aimer.
Si nous envisageons un baiser donné par deux Amants sur leurs lèvres, chacune d’elles, est touchée d’Amour, épousée par l’Amour. C’est parfait.
Un baiser d’Amour est vraiment… divin.
Il nous semble qu’il en est ainsi : notre Créateur est incroyablement en Œuvre d’Amour pour nous, êtres humains, au regard d’une possibilité emplie d’une telle beauté que celle de nous donner un baiser sur les lèvres, pour accompagner nos Âmes à s’épouser sur Terre !
L’homme et la femme sont magnifiquement voués à aimer et s’unir, avec révérence, beauté, gratitude envers notre Créateur… et nos corps eux-mêmes de signer son Amour et sa force d’Unité.
Pendant le don du baiser, nos yeux ne sont jamais aussi proches les uns des autres… La Lumière et l’Amour des Âmes trouvent leur réponse corporelle et mutuelle au sein d’une merveilleuse expérience de complémentarité entre nos deux Aimants vertueux.
Le toucher de nos lèvres entre elles est d’une exquise délicatesse, vouée à des épousailles où la douceur et l’innocence d’Aimer sont reines.
Sachant que la lèvre supérieure est reliée à notre pensée et l’inférieure à notre volonté, si nous dirigeons l’Amour dans cet acte du baiser, alors ce qui semblerait être un acte ponctuel en un petit endroit des corps, se transforme finalement en une éternité d’union des Âmes, au sein de notre complétude spirituelle et consciente, sans aucune limite physique.
Le baiser est sublimé lorsqu’il devient ce point de concentration merveilleux de nos volontés communes de nous unir à deux avec Dieu, et que nos volontés – à partir de l’action douce du baiser – s’abandonnent ensemble aux Âmes. Dès lors, le baiser devient tel un aimant, et il embrasse le plan spirituel… tout notre corps se trouvant englobé dans et par l’intense volonté d’Aimer de nos Âmes.
Un baiser sert l’Amour des Âmes et leur volonté d’union infinie jusque dans nos corps, dans la mesure où nous choisissons qu’il en soit ainsi.
Un baiser embrasse l’Amour des Âmes.
Et que nous évoque Poésie, pour remettre à l’endroit l’univers du baiser que nos Aimants vertueux veulent vivre au mieux ?
De toute évidence, dans la mesure où son flambeau est le verbe Aimer (et l’union d’Amour), elle ne peut qu’être l’alliée du baiser !
Avec Poésie, nous nous exerçons et vivons en effet le chemin et l’expérience du baiser.
Dans cette même idée et vérité vécues par nos Amants d’un point d’impact (le baiser), qui embrasse ensuite la vastitude spirituelle des Âmes, c’est ce qui se produit avec l’art de Poésie. C’est d’ailleurs l’un des effets de la Lettre I dans son nom !
Avec elle, nous sommes en exercice quasi permanent embrasser-baiser et baiser-embrasser. Nous vivons tout autant l’ouverture spirituelle en méditation, qu’une intense concentration, pour atteindre parfois ne serait-ce qu’une étincelle de Vérité, d’Amour ou autres forces divines. Nous baisons spirituellement ce vivant éclat intérieur, éternel, et notre volonté d’union au Verbe ouvre dès lors l’univers de l’inspiration bien au-delà de nous-mêmes, embrassant tous les possibles divins… Puis, dans le retour vers l’écriture, dans notre cocon intime et créateur, nous sommes en concentration de nouveau, mais toujours avec toute cette ouverture bien présente en même temps ; et lorsque nos perles de mots magiques engendrent un vers, lorsqu’il nait, nous vivons alors un baiser divin avec Poésie et le Verbe.
En écrivant avec Poésie, le baiser est une intime et magique réalité…
Et, lorsque deux rimes naissent à leur tour, le baiser embrasse l’esprit de Victoire, qui rend grâce à Poésie et ses vœux de prouesse pour le Verbe bien-aimé. Il en va ainsi de suite, de vers en vers et de rimes en rimes, chaque baiser avec le Verbe embrasse toujours plus d’Amour, de Beauté et de Force…
Puis advient l’accomplissement de l’œuvre entière… A ce moment, c’est une telle vastitude embrassée en conscience, une telle vie qui s’incarne dans notre coupe offerte au Verbe, qu’il n’existe plus aucun doute : un vrai baiser est fécondant !
Le regardons-nous ainsi ? Poésie veut de toute évidence nous y conduire…
Un vrai baiser permet à nos Aimants vertueux l’expérience d’Amour, à la fois descendant et élevant ; en ce sens, il a le pouvoir de guérir nos blessures intimes. Nous oserons même dire qu’il en a le devoir sacré, réconciliateur qu’il est envers le Divin, l’autre et notre corporéité. Cette expérience permet d’affirmer qu’un vrai baiser est fécondant.
Nos Aimants vertueux et Amoureux de Poésie, comprennent donc que nos baisers ne consistent pas seulement en nos lèvres qui se touchent, et un acte qui attise le feu du désir, qui ensuite nous brûle voire nous consume, non. Leur rôle n’est pas réduit à desdits préliminaires pour un acte sexuel. Ils sont une expérience en eux-mêmes, dans la mesure où, bien sûr, les Amants décident de leur accorder du temps et de la conscience vertueuse ; le baiser en mode furtif existe certes, mais il ne permet pas tout ce déploiement jusqu’à embrasser ensemble les Âmes et leur Amour, comme décrit plus haut.
Il est certain qu’à cette étape de l’aventure, nous adjoindrons à nos baisers nos Touchers déli’Cieux, et ce, justement dans la mesure où nos baisers sont embrassants… Les deux se complètent à merveille. Mais la communion sexuelle est encore un autre seuil et tout un univers à découvrir. Point besoin de nous précipiter…
Mieux vaut toujours nous éduquer à explorer avec raffinement toutes les mystérieuses beautés que propose notre relation d’Amour sublimée. Notre vraie passion est d’Aimer divinement… Ainsi soit-il.
Céline Lassalle
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Artiste

Par Céline Lassalle, auteure et poétesse.

En savoir plus : Renaissance de l’Art et MusiKaya.